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Nom du blog :
indianland
Description du blog :
bienvenue sur les grandes plaines a la rencontre des indiens d'amerique. LOUP_BLANC
Catégorie :
Blog Loisirs
Date de création :
01.03.2007
Dernière mise à jour :
28.01.2008

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Le crocus des prairies

Publié le 01/05/2007 à 12:00 par indianland
Le crocus des prairies



Le crocus des prairies. (Légendes manitobaines)

Wappee était le fils du chef de la tribu des Pieds Noirs. Estimé de tous, il vivait paisiblement entouré des siens. N’ayant peur de rien, à l’abri des intempéries et des bêtes féroces dans le grand tipi, il grandissait en sagesse tout en suivant attentivement les enseignements de son père.

Quand Wappee eut douze ans, son père le fit venir.

« Mon fils, le temps est venu pour toi de devenir un homme. Un jour, si les Esprits le veulent, tu seras le chef. Pour cela, tu dois te montrer à la hauteur de ton peuple. Tu dois partir dans les collines. Tu reviendras dans cinq nuits. Alors, peut-être seras-tu devenu un homme libre, capable de conduire les tiens.»

Wappee quitta la tribu le soir même et se dirigea vers les montagnes. Il s’installa sur le sommet de la plus haute colline. Seul avec les étoiles, il se sentit libre, prêt à affronter tous les obstacles.

Au matin, Wappee se leva, le cœur léger. C’était une belle journée de printemps. La neige fondait lentement sous le chaud soleil.

Wappee s’assit et médita sur son avenir. Il devait attendre qu’un Esprit bienveillant lui montre, par le biais du rêve, le chemin qui le mènerait de l’enfance vers l’âge adulte. Mais le jour progressait et Wappee ne voyait toujours rien.

Aucune vision, ni âme qui vive, ne venait troubler le silence qui l’entourait. Très vite, la solitude et la peur s’emparèrent de lui.

Le soir venu, il s’allongea à nouveau dans l’espoir d’avoir une vision. Mais rien ne vint.
Le lendemain se passa en tous points comme la veille. La journée chaude étala les couleurs de l’aube jusqu’au crépuscule pour se fondre ensuite dans la pénombre de la nuit. Wappee ne bougea pas.

Il ne lui restait maintenant que trois nuits avant de retourner chez son père pour lui annoncer qu’il n’était pas devenu un homme, mais qu’il était un lâche.

Le Grand Esprit ne lui avait pas permis de faire le rêve. Plus le temps passait, plus Wappee ressentait la douleur de l’échec.

Le matin suivant, alors qu’il observait les couleurs du soleil levant, il aperçut une petite fleur aussi blanche que la neige, qui reposait à ses côtés.

La fleur ouvrait grand ses pétales pour y laisser entrer le soleil. Elle se balança lentement dans sa direction jusqu’à ce que son esprit troublé fut calmé par la vue des montagnes bleues et de l’herbe verte des prés.

Assis non loin de la fleur, Wappee observa les corbeaux et écouta le bruit du vent. Le jour baissait. La montagne devint rose, puis magenta. Bientôt le soleil disparut, laissant place à l’obscurité.

Mais cette fois, Wappee ne se sentait plus seul. Il avait maintenant une amie :

« Petite sœur, dit-il, toi si fragile, que fais-tu dans cet endroit froid et venteux? Je vais me coucher près de toi pour te réchauffer. Mais je ne veux pas t’écraser. »

Et pendant qu’une partie de son esprit se reposait l’autre partie veillait sur la petite fleur blanche.

Lorsque la nuit se prépara à rencontrer le jour, la fleur parla :

« Écoute, Wappee. Hier, tu étais triste car tu ne connaissais pas la peur. Celui qui ne connaît pas la peur est fragile. L’homme sage apprend à vivre avec elle. »

Le jeune indien, surpris, s’approcha de la fleur pour mieux l’entendre. Mais la fleur se tût, en se balançant au gré du vent.

Toute la journée, Wappee ne cessait de penser à ce que la fleur lui avait dit.

La nuit suivante, il protégea encore la petite fleur avec son manteau de fourrure. Puis, à l’aube, la fleur parla :

«Tu as bon cœur, Wappee. Tu iras loin.»
Puis, elle se tût jusqu’à la nuit suivante. Au lever du jour, elle dit encore :

«La sagesse et un coeur bon sont les qualités d’un grand chef. Si tu as des difficultés, reviens vers les collines, elles t’apporteront la paix et la chaleur.»

Puis Wappee s’endormit paisiblement. Son sommeil fut peuplé de visions : devenu chef de sa tribu, il la vit heureuse et prospère.

Il était maintenant temps pour Wappee de retourner vers les siens. Cependant, avant de partir, il dit à la fleur :

« Petite sœur, pendant trois nuits, tu m’as consolé de ma solitude, tu m’as aidé à avoir des visions. Demande-moi ce que tu veux et j’irai voir le Grand Esprit pour qu’il exauce tes vœux.»

La petite fleur répondit :

«Wappee, demande au Grand Esprit de m’habiller de bleu et de violet, comme les montagnes, afin que les hommes puissent me voir et me tenir en compagnie, un petit soleil doré que je garderai tout au fond de mon cœur pour me consoler les jours de pluie, un manteau chaud pour que je puisse faire face au vent froid qui souffle et à la neige qui fond. Ainsi, j’apporterai confort et espérance à tous les hommes.»

Le Grand Esprit, qui avait entendu cette conversation fut sincèrement touché par la bonté de Wappee envers la fleur aussi, répondit-il aux souhaits de ce dernier.

La petite fleur blanche devint alors bleue et violette avec au centre un cœur chaud et doré, enveloppé d’un manteau de verdure. Cette petite fleur s’appelle le crocus des prairies.

Les hommes admirent sa force et sa fragilité, ses couleurs et sa chaleur. Elle est aujourd’hui l’emblème floral du Manitoba

le lapin et la sorciere

Publié le 12/03/2007 à 12:00 par indianland
le lapin et la sorciere
Il y a longtemps, bien longtemps - personne ne sait vraiment combien de temps - le Lapin était un guerrier courageux et sans peur. Il s'était lié d'amitié avec Oeil qui marche, la sorcière. La sorcière et le Lapin passaient beaucoup de temps ensemble à jaser et à partager leurs expériences. Ils étaient des amis très proches.
Un jour, alors qu'ils marchaient, ils s'arrêtèrent sur la piste pour se reposer. « J'ai soif », laissa échapper le Lapin. Oeil qui marche cueillit une feuille, souffla dessus et donna une gourde d'eau au Lapin. Le Lapin but avidement mais ne dit pas un seul mot. Puis, le Lapin dit: "J'ai faim". Oeil qui marche ramassa une pierre, souffla dessus et la changea en navet qu'elle donna à son ami. Le Lapin prit une bouchée, goûta, et mangea tout le navet avec appétit. Mais, une fois de plus, il ne dit pas un mot.
Les deux amis continuèrent leur petit bonhomme de chemin sur la piste qui menait à la montagne. Alors qu'ils étaient presque rendus au sommet, le Lapin trébucha, tomba et roula jusqu'en bas. Quand Oeil qui marche le rejoignit, le Lapin avait bien piètre mine. Elle utilisa un de ses baumes magiques pour le délivrer de ses douleurs et rebouter ses os brisés. Le Lapin ne dit pas un mot.
Plusieurs jours passèrent et Oeil qui marche se mit à chercher son ami. Elle chercha partout, mais il restait introuvable.À bout d'idées, Oeil qui marche arrêta ses recherches. Puis, elle croisa le Lapin tout à fait par hasard. "Lapin, pourquoi te caches-tu ? Pourquoi m'évites-tu ?" demanda la sorcière."Parce que j'ai peur de toi. J'ai peur de la magie", répondit le Lapin tout tremblant. "Laisse-moi tranquille!"
"Eh bien!, répliqua Oeil qui marche, j'ai utilisé mes pouvoirs magiques pour te soulager et voilà que tu me tournes le dos et refuses mon amitié."
"Je ne veux plus rien savoir de toi ni de tes pouvoirs", rétorqua le Lapin sans même porter attention aux larmes que ses propos suscitaient chez Oeil qui marche. "J'espère que je ne te retrouverai plus sur mon chemin et que je ne te reverrai jamais."
"Lapin, dit Oeil qui marche, nous étions jusqu'à maintenant de bons amis et de vrais camarades, mais c'est tout à fait fini. Je pourrais bien te détruire sur-le champ, mais en souvenir du passé et des bons moments que nous avons partagés, je n'en ferai rien. Pourtant, je te jetterai un sort, à toi et à ceux de ta race. Dorénavant, vous parlerez tant et si bien de vos peurs qu'elles se réaliseront toutes. Poursuis ton chemin car les douces médecines qui nous liaient d'amitié sont rompues."
Et depuis ce temps, le Lapin attire les objets de ses peurs. Il se promène en criant: "Aigle, j'ai peur de toi." Si l'Aigle ne l'entend pas, il crie plus fort: "Aigle, laisse moi tranquille!"
L'Aigle, l'ayant enfin entendu, s'amène et n'en fait qu'une bouchée. Le Lapin appelle ainsi les lynx, les loups, les coyotes et même les serpents jusqu'à ce qu'ils viennent.Comme l'illustre cette histoire, les adeptes de la médecine du lapin ont si peur des maladies et des tragédies, qu'ils attirent ce qu'ils craignent afin d'en tirer des leçons. Le message est celui-ci : ce que vous craignez le plus, vous le vivrez.

L'ours et le coyote

Publié le 12/03/2007 à 12:00 par indianland
L'ours et le coyote
Comment ours perdit sa queue

Dans le bon vieux temps, Ours avait une queue dont il était très fier. Elle était longue, noire, brillante et Ours l'agitait juste pour que les gens la regardent. Renard le remarqua. Renard, comme tout le monde sait, est un filou qui aime plus que tout berner les autres. Ainsi il décida de jouer un tour à Ours.
C'était la période de l'année pendant laquelle Hatho, l'Esprit du Gel, balayait le pays, recouvrant les lacs de glace et frappant les arbres avec son gros marteau. Renard fit un trou dans la glace, tout près d'un endroit où Ours aimait marcher. Le temps qu'Ours arrive, des grosses truites et des perches grasses s' étaient rassemblées dans un grand cercle autour de Renard. Juste au moment où Ours allait demander à Renard ce qu'il faisait, Renard remua sa queue qu'il avait mis dans le trou et sortit une énorme truite.
"Bonjour, mon frère" dit Renard. "Comment allez vous aujourd'hui ?"
"Bonjour", répondit Ours, regardant le grand cercle plein de gros poissons. "Je vais bien, mon frère. Mais que fais-tu ?"
"Je pêche", répondit Renard. "Veux-tu essayer ?"
"Oh, oui", dit Ours, alors qu'il commençait à se pencher sur le trou de Renard.
Mais Renard l'arrêta. "Attend, mon frère", dit-il, "cet endroit ne sera pas idéal. Comme tu peux le voir, j'ai déjà attrapé tous les poissons. Faisons un nouveau trou où tu pourras attraper plein de grosses truites."
Ours accepta et il suivit Renard à un nouvel endroit, un endroit où, comme Renard le savait bien, le lac n'était pas assez profond pour attraper des poissons l'hiver; les poissons restant toujours dans les eaux profondes lorsque Hatho recouvrait leurs points d'eau. Ours regarda Renard faire le trou dans la glace, savourant à l'avance le poisson qu'il allait attraper. "Maintenant", dit Renard, "tu dois faire exactement ce que je te dis. Ne pense plus à aucun poisson. Ne pense même pas à une chanson ou les poissons t'entendront. Mets toi dos au trou et plonges y ta queue. Bientôt un poisson arrivera, agrippera ta queue et tu pourras alors le sortir de l'eau."
Mais comment vais-je savoir si un poisson a agrippé ma queue puisque j'ai le dos tourné ? demanda Ours.
"Je vais me cacher là-bas où les poissons ne peuvent pas me voir." dit Renard. "Dès qu'un poisson s'agrippera à ta queue, je crierais. Ensuite, tu tireras aussi fort que possible pour attraper ton poisson. Mais tu dois faire preuve de patience. Ne bouge pas jusqu'à ce que je te le dise."
Ours hocha la tête, "Je vais faire ce que tu dis". Il s'assit près du trou, mit sa magnifique longue queue noire dans l'eau glacée et tourna le dos.
Renard regarda pendant un moment pour s'assurer qu'Ours faisait bien ce qu'il lui avait dit et puis, très doucement, retourna furtivement chez lui et se coucha. Le lendemain matin il se réveilla et pensa à Ours. "Je me demande s'il est toujours là-bas" se dit Renard. "Je vais aller voir."
Ainsi Renard retourna au lac gelé et que croyez-vous qu'il vit? Il vit comme une petite colline blanche au milieu de la glace. Il avait neigé pendant la nuit et Ours, qui s'était endormi en attendant que Renard lui dise de tirer se queue pour attraper un poisson, avait été entièrement recouvert. Et Ours ronflait. Il ronflait si fort que la glace tremblait. C'était si drôle que Renard éclata de rire. Mais alors qu'il riait, il décida qu'il était temps de réveiller pauvre Ours. Il se glissa très près de l'oreille d'Ours, pris une profonde inspiration, et puis s'écria : "Maintenant, Ours!!!"
Ours se réveilla en sursaut et tira de toutes ses forces sur sa queue. Mais sa queue avait été prise dans la glace qui avait gelé pendant la nuit et alors qu'il la tirait, elle se cassa-"Crack"-juste comme çà. Ours se retourna pour voir le poisson qu'il avait attrapé et à la place il vit sa jolie queue coincée dans la glace.
"Ohhh," grogna Ours, "ohhh, Renard. Je vais t'attraper pour çà." Mais Renard, bien que plié en deux de rire, était toujours plus rapide qu'Ours et il fit un bond et partit.
C'est pourquoi même aujourd'hui les ours ont de petites queues et ils n'aiment pas les renards. Et si il vous arrive d' entendre un ours grogner, c'est probablement pour sa queue, parce qu'il se rappelle du tour que Renard lui a joué il y a longtemps.





la constellation de l'ours

Publié le 12/03/2007 à 12:00 par indianland
la constellation de l'ours
La constellation de l'Ours - qui fait partie de la Grande Ourse





Dans les temps anciens, il n'y avait aucune étoile. Il n'y avait que deux lunes et le Soleil. Un jeune garçon, appelé Petit-Ours, vivait avec son grand-père, nommé Grand-Ours, dans le monde céleste.

Les Anishinabes racontent cette légende à propos de Petit-Ours. Une nuit, assis près du feu avec son grand-père, Petit-Ours lui posa des questions à propos des deux lunes : « Y a-t-il des gens qui vivent sur ces lunes? Et pourquoi avons-nous deux lunes alors qu'une seule suffit? » Le grand-père mit dans le feu une offrande de tabac que lui avait remise son petit-fils, pour honorer les esprits et leur manifester du respect. Il commença ensuite à instruire Petit-Ours à propos des deux mondes qui possèdent chacun une lune : « Il y a longtemps, nous partagions le Soleil avec d'autres mondes, car tout était équitable et les gens vivaient en harmonie. Avec le temps, les choses commencèrent à changer et le diable conquit rapidement le monde. Les personnes bonnes fuirent et vinrent dans notre monde mais le diable les suivit. Il tentait de contrôler notre vie et notre monde, et notre peuple pria pour appeler le Créateur à l'aide. Le Créateur eut pitié de nous et renvoya le peuple du diable dans son monde, loin du Soleil. Il prit leur lune et les laissa dans l'obscurité. Le Créateur annonça ensuite à notre peuple qu'un jour viendrait un enfant qui aurait le pouvoir de faire de la place dans le ciel pour chacun de nous. Une fois accomplie sa tâche sur la Terre, l'enfant aurait une place particulière dans les cieux auprès de son père, Grand-Ours. »

Petit-Ours était fasciné et ne pouvait pas oublier cette histoire. Une nuit, il fit un rêve à propos de son arc et de sa flèche, et ce rêve le perturba beaucoup. Le lendemain matin, Petit-Ours demanda à son grand-père quelle était la signification de ce rêve.

Après un long silence, le grand-père dit enfin : « Noshins, tu dois te préparer à ce qui va t'arriver. Ni toi ni personne ne peut modifier ta destinée. »

Un jour, Petit-Ours se sentit obligé d'aller sur la grosse colline située à l'extérieur du village. Prenant son arc et sa flèche, il embrassa son grand-père pour lui faire ses adieux et grimpa jusqu'au sommet de la colline. Se tenant bien droit, Petit-Ours visa soigneusement la plus brillante des deux lunes. De toutes ses forces, il étira la corde de son arc le plus loin qu'il pouvait. Lorsqu'il relâcha, la flèche s'envola dans le ciel et atteignit la Lune. Il y eut une énorme explosion, et la Lune éclata comme du verre en millions de morceaux. Petit-Ours fut frappé d'émerveillement lorsqu'il vit le ciel rempli de nouvelles étoiles. C'est à ce moment-là qu'il se rendit compte de la signification de son rêve. Pour une dernière fois, il regarda la cabane de son grand-père et murmura : « Adieu, Grand-père. »

L'excitation qu'il ressentait accélérait les battements de son cour à mesure que son esprit montait dans le ciel vers les étoiles et son père.

La Martre et Petit-Ours forment la Grande Ourse dans le ciel.

la lune et le soleil

Publié le 12/03/2007 à 12:00 par indianland
la lune et le soleil
Lune viole sa soeur Soleille

Dans les temps anciens, au commencement du monde, vivaient un frère et une soeur dans un grand village où il y avait une salle de danse. Le soir, la salle était éclairée par des lampes de pierre où brûlait de l'huile de phoque, et un soir, alors que la soeur chantait et dansait, survint un coup de vent qui souffla toutes les lampes. Dans l'obscurité alors un homme la viola. Elle se débattit, mais il était trop fort pour elle, et il faisait trop noir pour qu'elle voie qui était son agresseur.
Mais, la fois suivante, avant de retourner à la danse, elle s'enduisit les paumes des mains de suie, au cas où l'homme recommencerait. Et cette fois encore, un grand vent éteignit toutes les lampes, et de nouveau l'homme se jeta sur elle, la renversa et la viola. Mais, cette fois, elle lui barbouilla le dos de noir de fumée. La lumière revenue, elle se mit en quête d'un homme au dos barbouillé de noir et découvrit, la rage au coeur, que l'agresseur était son frère.
"Comment peut-on faire de pareilles horreurs ? s'écria-t-elle dans un hurlement. Ces choses ne se sont jamais vues."
Sa colère était si grande qu'elle saisit son couteau aiguisé, se trancha les deux seins et les jeta à la face de son frère : "Si tu as tant d'appétit pour mon corps, si tu aimes tant jouir de lui, eh bien, tiens, tu vas pouvoir t'en repaître !"
Et, s'emparant d'une torche flambante, elle s'élança, échevelée et hagarde, dans la nuit noire. Son frère saisit une torche lui aussi et quitta la salle de danse, courant sur ses traces. Mais il trébucha et s'écroula dans la neige. La neige éteignit sa torche, dont il ne resta plus que la faible lueur des cendres.
Un vent alors se leva en grande tempête, qui emporta loin dans le ciel le frère et la soeur. Elle fut changée en Soleille, et son frère devint Lune. Elle se tient toujours aussi loin que possible de son frère. Tant que Lune brille, sa soeur se cache et ne se lève qu'une fois que Lune a disparu. Si le frère n'avait pas laissé tomber sa torche dans la neige, la lune serait aussi brillante que le soleil.


chant cheyenne

Publié le 04/03/2007 à 12:00 par indianland
chant cheyenne
ce chant de guerre qui monte sur la ville
comme une priere a la lune qui brille
rappelle a ceux qui dorment derriere les grilles
qu'on peut toujours meme si c'est pas facile
devenir cheyenne combattre quand meme
devenir cheyenne regagner les plaines
je veux te prendre au feu de mes tortures
je veux te faire comprendre tout ce que j'endure
je veux t'apprendre les signes,les peintures qui protegent mieux que toutes les armures
devenir cheyenne regagner les plaines
tu peux aussi quand la vie te malmene
pousser le cri et devenir cheyenne
oublie les plumes , oublie les mocassins
pas besoin de costume pour devenir indien
devenir cheyenne combattre quand meme
devenir cheyenne regagner les plaines
combattre quand meme et briser ses chaines
devenir cheyenne

l'aigle et la linotte

Publié le 04/03/2007 à 12:00 par indianland
l'aigle et la linotte
L'aigle et la linotte

Un jour, les oiseaux se réunirent afin de désigner celui d'entre eux qui volait le plus haut. Le concours commença. Certains s'élevèrent très vite mais furent aussi vite épuisés par leur effort et dépassés par d'autres plus puissants qu'eux. Puis vint l'aigle, et il les surpassa tous. Il allait fièrement proclamer partout sa victoire lorsque, quittant le dos du rapace, le minuscule oiseau qui s'y était jusque-là caché, une linotte grise, prit à son tour son essor, sans que nul n'ait deviné le subterfuge, et parvint sans peine beaucoup plus haut! Quand l'assemblée tint son conseil pour rendre sa sentence, elle s'accorda pour attribuer la victoire à l'aigle. En effet, il était, d'entre tous, celui qui s'était le plus rapproché du soleil et le seul, de surcroît, à avoir réussi cet exploit en portant sur son dos la linotte... Nul, à compter de ce jour, ne douta que l'aigle était à la fois le plus courageux et le plus fort des guerriers. C'est pourquoi ses plumes sont le signe le plus respectable qu'un chef valeureux puisse s'enorgueillir de porter.

amerindiens "gardien de la terre"

Publié le 02/03/2007 à 12:00 par indianland
amerindiens "gardien de la terre"
Les Gardiens de la Terre

de Rachel et Jean-Pierre Cartier

Le temps est venu de nous mettre à l'écoute des Amérindiens, car eux seuls ont les réponses aux questions qui angoissent les Occidentaux. Et d'abord, la plus lancinante de toutes : quel monde laisserons-nous à nos enfants ?

Le chef indien Thundercloud nous livre l'unique leçon de sagesse qu'un homme puisse donner à un monde à la dérive : "Regardez l'arbre - c'est un arbre vivant, et, comme tout être vivant, il a un coeur. La sève est le sang de l'arbre, et l'écorce est sa peau. Il a des membres, ses branches, qui montent jusqu'aux cieux. Ses pieds sont ses racines. Comme nous, l'arbre relie le ciel et la terre. Ce lien, sous peine de disparaître, l'humanité doit absolument le retrouver."

Nous sommes allés puiser aux sources de la sagesse indienne lors d'un rassemblement dans le Vermont, l'été dernier. Nous l'avons trouvée, mais nous avons aussi trouvé un monde en lutte du Canada à la Terre de Feu, des îles du Pacifique aux confins de l'Australie.

Partout les Amérindiens retrouvent leur fierté. Les jeunes recherchent leurs traditions, leurs rites et leur culture. C'est pour eux une question vitale. Et pour nous, peut-être, la genèse de l'espérance qui nous fait défaut.